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Je suis tout à fait d'accord avec Daniel.
La position du latin à la Renaissance
est tout à fait comparable à celle actuelle de l'anglais.
Le français aussi a connu à partir du règne de Louis XIV
une position semblable, et je ne serai pas surpris
si l'espagnol dans le futur connaissait une telle position.

On Sat, 29 Nov 2003 23:25:17 -0300, Daniel Castro Landeira
<[log in to unmask]> wrote:

>Jacques Dehée wrote:
>>
>> L'anglais est de facto la langue mondiale du moment
>> non pas par ses qualités, mais par l'effet naturel et non forcé
>> de la puissance des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne,
>> plus l'ensemble des nations issues du Commonwealth.
>>
>
>   Peut-être l'origine de la grande diffusion de l'anglais est le
>pouvoir des Etats-Unis (et, avant, de la Grande-Bretagne), mais je crois
>que maintenant l'anglais a achevé un degré de "autosustentation": sans
>considerer la cause primitive de sa diffusion, beaucoup de personnes
>apprennent l'anglais parce qu'ainsi ils/elles peuvent se communiquer
>avec millions d'autres personnes qui ont appris l'anglais par la même
>raison.
>
>   Je pense que la situation est analogue à celle qu'il y avait à la
>Renaissance: alors la langue universelle de facto était le latin. La
>cause de la diffusion du latin dans l'Europe occidentale avait été
>naturellement le pouvoir militaire de Rome, mais le fait qu'en 1500
>toutes les personnes cultivées continuaient à apprendre le latin n'avait
>rien à voir avec aucun pouvoir militaire ou politique: l'empire romain
>avait disparu dix siècles auparavant. Tout simplement, les gens
>apprenaient le latin parce que d'autres gens aussi aprennaient le
>latin.
>
>
>Daniel (qui remercie l'inclusion de textes de Jorge Luis Borges dans
>cette liste)