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Concernant une langue auxiliaire à créer sur mesures
pour l'Union Européenne, je travaille actuellement sur une proposition
de méthode doublement majoritaire (en nombres de locuteurs et en
nombres de langues) visant une juste considération et inspiration des
langues de TOUS les membres de l'Union Européenne.


Je rapelle ma solution de langue auxiliaire pour l'Union Européenne:

En 1946, André Martinet,
le plus célèbre linguiste de son époque,
était invité à diriger à New-York,
une équipe internationale de ses collègues
sur un projet de langue internationale.

Ce projet initié par des mécènes américains
était financé sur des fonds privés.

L'époque était bien différente d'aujourd'hui
et les méthodes de travail nous sembleraient
archaïques: consultations de dictionnaires
appuyant les savoirs personnels, suivies d'études
manuscrites sur des milliers de fiches de carton
classées ensuite par ordre alphabétique.
dans des meubles de classement.

Après plusieurs années d'un travail
qui ne bénéficiait pas encore de l'usage
de l'ordinateur, et au fil des changements d'effectif,
le travail était accompli et relativement réussi;
il suit encore de nos jours son cours très international,
celui d'Interlingua, pour le nommer.

Nous sommes maintenant en 2004,
après un élargissement important
de la Construction Européenne,
élargissement qui crée une incroyable
concentration de langues nationales
et une vertigineuse multitude
de traductions officielles et non officielles.

L'Europe pourrait reproduire à son compte
un projet comparable à celui de 1946,
mais avec les moyens prodigieux
de notre époque, et désigner une équipe
européenne de linguistes renommés
élaborant pour la Construction Européenne
et pour nous tous les Européens,
une langue auxiliaire commune
du troisième millénaire qui bénéficierait
de tout le prestige et de toute l'autorité
politique de l'Union Européenne.